Mouvement national des Québécoises et Québécois - Fier coordonnateur de la Fête Nationale du Québec

Une histoire pour l'avenir !

» L'époque des Patriotes
» Le réseau de la solidarité de l'amérique française
» Naissance de la Fédération québécoise
» De l'autonomie provinciale à l'indépendance du Québec
» Le virage identitaire
» La défaite référendaire de 1980 et ses suites
» Meech, Charlottetown et la loi 86
» Remettre la souveraineté à l'élan créateur des citoyens
» Le réseau de la fierté québécoise
» Le temps des bilans

Pour connaître l'origine réelle du MNQ, il faut remonter au tout début de l'histoire du Québec.

( haut ) L'époque des Patriotes
À la veille des Rébellions des Patriotes, le brillant journaliste Ludger Duvernay fonde le 24 juin 1834 la première Société Saint-Jean Baptiste. Elle a pour but de réunir des gens autour d'un même idéal, celui de promouvoir la solidarité du peuple du Bas-Canada face aux revendications démocratiques formulées par l'Assemblée législative contre le pouvoir colonial britannique. Visionnaire et sympathisant à la cause des Canadiens français, Duvernay pose ainsi les bases de ce qui deviendra ultérieurement la Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste. Dans un même élan visionnaire, le directeur du journal La Minerve décide, de concert avec ses acolytes, de faire du 24 juin la Fête nationale des Canadiens français. Ces célébrations nationales se répandent rapidement dans tout le pays. Malheureusement, l'écrasement des Rébellions par l'armée anglaise viendra mettre un terme à ces manifestations pendant plusieurs années.

( haut ) Le réseau de la solidarité de l'Amérique française
Après les événements de 1837-1838, les Canadiens français doivent s'unir pour éviter l'assimilation.

En 1840, l'Acte d'union est proclamée. Les députés du Haut-Canada et du Bas-Canada sont désormais réunis au sein du même parlement où les francophones sont en minorité. L'anglais est proclamé seule langue officielle et l'usage du français est proscrit dans les institutions gouvernementales. Dans les années qui suivent, l'immigration britannique s'intensifie dans le but avoué d'assimiler les Canadiens français.

Inutile de dire que dans ce contexte, les Sociétés Saint-Jean Baptiste se multiplient à travers la province. Associations philanthropiques dont la devise commune est « nos institutions, notre langue et nos lois », elles ont pour objectif de créer des liens avec tous les Canadiens français.

Dans leurs paroisses, leurs villes et leurs villages, les francophones de l'époque trouvent en leur Société Saint-Jean Baptiste un lieu de diffusion et d'affirmation de leur langue et de leur culture. C'est l'époque des grands rassemblements. Les représentants de diverses Sociétés se rencontrent pour faire le point, évaluer la situation et discuter des moyens à prendre pour défendre les intérêts nationaux des Canadiens français.

( haut ) Naissance de la Fédération québécoise
Dans les années 1940, diverses Sociétés locales se regroupent sur une base diocésaine. En 1945-46 la plupart des Sociétés Saint-Jean Baptiste du Québec et de l'Ontario décident de se fédérer. La Fédération canadienne connaît toutefois une brève existence; des différences d'opinions apparaissent chez les dirigeants. Dès 1947, réunis en congrès à Sherbrooke, neuf Sociétés québécoises - celles de Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Rimouski, Saint-Hyacinthe, Nicolet, Hull, Saint-Jean et Chicoutimi - décident de fonder leur propre fédération. Ce regroupement deviendra plus tard le Mouvement national des Québécois (1972) puis le Mouvement national des Québécoises et Québécois (1991).

Sitôt fondée, la Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste du Québec participe à une vaste campagne qui mènera à l'adoption, le 21 janvier 1948, du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec. La même journée, peu avant quinze heures, ce nouveau symbole national flotte pour la première fois sur l'Hôtel du parlement. Le fleurdelisé devient rapidement un puissant symbole d'appartenance au Québec.

« Attendu qu'il n'existe pas actuellement de drapeau canadien distinctif;
Attendu qu'il est juste et convenable que sur les édifices parlementaires (du) Québec flotte un drapeau qui répond aux traditions, aux droits et aux prérogatives (du) Québec;
Il est ordonné [...] que le drapeau généralement connu sous le nom de drapeau fleurdelisé [...] soit adopté comme drapeau officiel (du) Québec et arboré sur la tour centrale des édifices parlementaires. »

« Une nation est composée de millions d'individus qui ont autant d'opinions, surtout politiques. Il est difficile de conserver une unité dans toute cette diversité. C'est ce qui explique la raison d'être d'un drapeau dans lequel tous peuvent s'identifier [...] »
Raymond Lévesque

Au cours des années 1950, il est d'usage de faire le « Salut » au drapeau en prononçant ces paroles :

Salut au drapeau national

« À mon drapeau je jure d'être fidèle
À la race qu'il représente, au Canada français, j'engage mes services. Pour sa foi, pour sa langue et ses institutions, je promets d'être dévoué.
À ses enfants, mon franc respect.
À sa justice, mon ferme appui.
À ses progrès, mon fier concours.
À ses produits, ma préférence.
À ses héros, sa noble histoire, son sol fécond, tout mon amour.
Je me souviens. »

( haut ) De l'autonomie provinciale à l'indépendance du Québec
À partir des années 1950, la Fédération lance de nombreux débats. En 1958, elle organise la Conférence nationale sur l'éducation qui mènera plus tard (1964) à la création d'un ministère de l'Éducation. Par ce type de rencontre, la Fédération souhaite susciter un examen de conscience collectif. Certains y voient là les bases des « premiers états généraux de la nation canadienne-française ». En 1959, à Val David se tient un congrès qui donne lieu à l'adoption de résolutions portant sur l'établissement d'un complexe sidérurgique, la nationalisation de l'électricité et la fondation d'une caisse de crédit.

« Si les Sociétés Saint-Jean Baptiste sont d'accord avec la nationalisation de l'électricité, alors le peuple québécois l'est aussi. » Jean Lesage
Les années 1960 sont celles des grands bouleversements. En 1964, sous l'impulsion de la Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste du Québec, les États généraux du Canada français se mettent véritablement en branle. L'impact de ces consultations sur le développement économique, social et politique du Québec est majeur. Une campagne « Opération visage français » est mise sur pied pour assurer la francisation de l'image extérieure de nos villes et municipalités. En 1965, un important mémoire Le Québec moderne artisan de son devenir est présenté au comité parlementaire de la Constitution. Lors de la visite du général de Gaulle, en 1967, les Sociétés membres sont chargées d'animer les lieux au cours du déplacement du général sur le chemin du Roi. Le nationalisme est palpable; les francophones, par la voie de leurs Sociétés, prennent leur destin en mains. Les années 1968-69 sont des années d'effervescence nationale. Tous ces événements ont une incidence indéniable sur la Fédération qui, en 1969, prend officiellement position en faveur de l'indépendance du Québec.

« La Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste du Québec :
- se prononce en faveur de la souveraineté politique totale du Québec;
- affirme que cette souveraineté est une condition indispensable au développement ordonné des ressources humaines, physiques et économiques de la collectivité québécoise. »

( haut ) Le virage identitaire

« Les années 1960-1970 ont marqué un tournant décisif dans l'histoire du Québec, [...] des années qui ont vu la naissance d'un état québécois moderne, la création d'une fonction publique compétente, la première réforme de l'éducation. [...] Le MNQ a été non seulement présent à ces changements, mais il a été un acteur de premier plan. » (Léo Jacques, président du MNQ, 1972-1976)
Les états généraux de 1967 et 69 ont permis de se rendre compte de l'ampleur des pouvoirs à récupérer par le Québec et aussi de l'état précaire des droits linguistiques des francophones dans les provinces anglophones. Au cours des années 1970, la Fédération s'engage donc fermement dans les grandes batailles linguistiques.

Déjà en 1969, la Fédération participe à la création du Front du Québec français, un organisme formé de près de 250 associations francophones qui s'opposent au Bill 63. En 1971, à la demande et sous l'élan de sa Société affiliée de Montréal (SSJB de Montréal), elle participe à la création du Mouvement Québec français (MQF) aux côtés des centrales syndicales CSN, FTQ, CEQ, UPA, AQPF, Alliance des professeurs de Montréal. Le MQF mène, en 1974, une lutte acharnée contre le Bill 22 et s'implique activement dans les débats qui mèneront à l'adoption, en 1977, de la Charte de la langue française. Également en 1971, le MNQ prend l'initiative de créer un front commun pour inciter le gouvernement du Québec à dire non à la Charte de Victoria. L'engagement du MNQ porte fruit; Robert Bourassa alors premier ministre se dédit et ne signe pas la Charte piégée.

À cette époque d'effervescence nationale et de transformations sociales, le Québec connaît aussi un mouvement de laïcisation qui s'étend à toutes les sphères de la société. La Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste n'échappe pas aux changements qui s'opèrent à cette période. Elle adopte ainsi en 1972 le nom de Mouvement national des Québécois, marquant un changement profond dans ses références identitaires. Le nationalisme ethno-confessionnel est abandonné au profit d'une vision territoriale de la communauté politique québécoise. À partir de ce moment, il n'est plus question des Canadiens français mais plutôt des Québécois. D'un mouvement à caractère défensif, la Fédération se transforme en un réel mouvement d'affirmation nationale.

En 1976, le Parti Québécois prend le pouvoir. La perspective d'un premier référendum sur l'avenir constitutionnel du Québec incite le MNQ à se lancer dans une campagne pré-référendaire. Le Mouvement crée des comités, organise des conférences et des débats publics et invite le peuple à s'opposer aux audiences publiques de la Commission Pépin-Robarts sur l'unité canadienne.

Les batailles politiques des années 1970 révèlent la force de rassemblement du MNQ autour des grands enjeux nationaux. Des liens plus étroits avec les milieux progressistes - syndicats, groupes populaires et associations diverses - l'amènent à s'intéresser à des questions comme la syndicalisation, la coopération et le développement régional. C'est aussi dans la décennie 70 que le MNQ adhère à la Conférence des peuples de langue française, développant ainsi des liens de solidarité au sein de la francophonie internationale.

( haut ) La défaite référendaire de 1980 et ses suites
Le MNQ et ses Sociétés affiliées participent activement à la campagne référendaire de 1980. La période qui suivra la défaite sera particulièrement difficile. Les militants des organisations souverainistes sont épuisés, déçus, démoralisés. Le climat de morosité post-référendaire n'épargne aucun groupe. Les Sociétés nationales et Saint-Jean-Baptiste, au diapason de la population, sont essoufflées. De plus, il y a des tensions parmi les membres quant aux orientations politiques qu'il convient désormais de privilégier. Le Mouvement réussit quand même à coordonner des opérations contre le rapatriement de la Constitution canadienne mais le moral n'y est pas… Au Congrès de 1982, à la suite d'une tournée de consultation, les Sociétés adoptent même une résolution de dissolution de la Fédération.

Les bureaux sont alors fermés et le personnel remercié. Néanmoins, les Sociétés optent pour la désignation d'un porte-parole, soutenu par une équipe réduite. Malgré des ressources limitées, sans siège social et sans budget, le MNQ reste tout de même présent dans le débat politique : tenue d'assises régionales et nationales sur la souveraineté, interventions lors des commissions parlementaires, rencontres internationales de la francophonie, tournées, etc.

L'année 1984 marque le 150e anniversaire de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste par Ludger Duvernay. Pour l'occasion, le gouvernement du Québec confie au MNQ la coordination de la Fête nationale du Québec. Ce mandat contribue grandement à remettre le MNQ sur la bonne voie.

En 1986, le Mouvement lance la campagne nationale « Québec, je t'aime en français » et distribue 250 000 sacs à travers le Québec. En 1988, il organise une tournée nationale sur le thème « Ça va mal à Montréal, et chez vous, comment, ça va ? » Durant les trois semaines que dure cette opération, le MNQ reçoit 136 mémoires. L'année suivante, il participe à l'Opération Québec français et à la Grande Marche du 12 mars contre le projet de loi 178. Il publie également 101 questions sur la situation linguistique. À la même période se tient une campagne de souscription en vue d'ériger une statue en bronze de Félix Leclerc, au parc Lafontaine à Montréal.

La deuxième moitié de la décennie est ainsi celle de la consolidation. En 1989, le MNQ fait l'acquisition d'un siège social et réembauche du personnel. Le Mouvement acquiert alors non seulement un immeuble mais aussi la confiance des Sociétés affiliées. Après une période de désillusions, de questionnements et de repositionnement, le Mouvement est de nouveau sur les rails pour défendre les droits et intérêts de la société québécoise qui reprend aussi progressivement confiance en l'avenir.

( haut ) Meech, Charlottetown et la loi 86
Les grands débats constitutionnels ont repris de plus belle. En 1990, le MNQ fait campagne contre l'Accord du Lac Meech puis joint ensuite sa voix à celle de tous ceux qui réclament la souveraineté du Québec. Le MNQ participe aussi activement à la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec (Bélanger-Campeau) en présentant le mémoire Sans les moyens d'un pays complet, le Québec ne fera bientôt plus le poids. Par la suite, il participe à la création de Mouvement Québec dont l'objectif est de faire pression sur le gouvernement de Robert Bourassa afin que celui-ci donne suite aux recommandations de la Commission.

Mouvement Québec ne réussit pas à influencer le gouvernement libéral qui accepte finalement, à l'été 1992, de nouvelles offres fédérales. Les organismes de la coalition, dont le MNQ, s'unissent à nouveau pour faire campagne contre l'Accord de Charlottetown. L'expérience de Mouvement Québec permet de créer de nouvelles habitudes de travail entre différents organismes de la société civile. Leur participation active aux discussions sur l'avenir du Québec a pour effet d'accentuer le contenu social du projet de souveraineté.

En plus du dossier constitutionnel, les questions linguistiques et démographiques retiennent l'attention. En 1993, le MNQ participe à la mise sur pied de la Coalition nationale contre le projet de loi 86. Malgré tous les efforts de la Coalition, le projet de loi est adopté et a pour effet d'amoindrir considérablement la Charte de la langue française. Durant la même période, il tient une vaste consultation à travers le Québec qui se conclut par la publication du Manifeste pour une politique globale de la population.

( haut ) Remettre la souveraineté à l'élan créateur des citoyens
À partir de 1994, le MNQ accorde plus d'importance aux questions d'éducation et de citoyenneté. Il se préoccupe plus que jamais des rapports entre les Québécois de toutes origines et il poursuit, dans ses prises de position, des objectifs d'ouverture à la diversité. Dans cette optique, il participe à différentes commissions parlementaires, notamment aux États généraux sur l'éducation en 1995 où il demande la déconfessionnalisation des structures scolaires.

Le Parti Québécois reprend le pouvoir à l'automne 1994 et promet la tenue d'un référendum sur la souveraineté pour l'année suivante. Fort de l'expérience de Mouvement Québec et convaincu qu'il faut remettre le projet de souveraineté à l'élan créateur des citoyennes et des citoyens, le MNQ travaille avec acharnement à mettre sur pied la coalition Partenaires pour la souveraineté. Dès l'été 1994, plusieurs Sociétés nationales et Saint-Jean-Baptiste s'associent à d'autres organismes de la société civile pour former des tables de concertation dans différentes régions du Québec. La table nationale est créée au début de 1995; à la veille de la campagne référendaire, elle regroupe seize organismes nationaux. Durant toute l'année, la coalition mène sa propre campagne dans une perspective de solidarité, de progrès social et d'épanouissement de la culture québécoise.

« Nous avons développé ensemble la conviction qu'il fallait rassembler les différents groupes du Québec autour de l'objectif souverainiste : nous avons inventé Partenaires pour la souveraineté. [...] Nous avons réussi à faire que la souveraineté soit un projet populaire et ouvert. » (Louise Laurin, présidente du MNQ, 1994-1996)
( haut ) Le réseau de la fierté québécoise
Depuis le référendum de 1995, le MNQ a poursuivi sans relâche son travail d'animation et d'éducation à la fierté, à la responsabilité et à la solidarité pour faire avancer le peuple québécois vers la prise en mains de ce pays qu'il désire tant.

« Toujours, dans ses actions comme dans ses prises de positions, le MNQ a maintenu le cap sur cet éveil de la conscience collective qui conduit à la pleine maîtrise de notre destin. » (Monique Vézina, présidente du MNQ, 1996-1998)
Parmi les principales réalisations qui ont marqué la dernière décennie, mentionnons une tournée nationale de promotion du français en 1996. L'année suivante, le MNQ accueille à Jonquière la XIVe Conférence des peuples de langue française, sur le thème Francophonie d'aujourd'hui, francophonie des jeunes? Fin 1997, il célèbre son 50e anniversaire en rendant hommage à ses artisans ainsi qu'à l'écrivain et cinéaste Pierre Perrault.

En 1998, le MNQ fête aussi le 50e anniversaire du drapeau québécois et obtient de l'Assemblée nationale que la journée du 21 janvier soit dorénavant reconnue comme l'anniversaire officiel de notre emblème national. La même année, le Mouvement effectue une tournée nationale sur la souveraineté et participe aux activités du groupe Pro-Démocratie qui s'oppose au renvoi à la Cour suprême du droit du Québec à décider de son avenir.

Dans la foulée de l'Avis rendu par la Cour suprême, le gouvernement fédéral concocte, en 1999, le projet de loi C-20 qui vise à restreindre les pouvoirs de l'Assemblée nationale lors du prochain référendum. Le MNQ organise aussitôt l'Opération Boule de Neige, la riposte de la société civile québécoise à cette nouvelle offensive. « 50 + 1 » personnalités québécoises sont recrutées en l'espace d'un peu plus de 24 heures qui acceptent de participer au lancement de cette opération.

L'année 2000 est une période riche en rebondissements. Entre janvier et mai 2000, le MNQ coordonne une importante campagne de promotion de la souveraineté, la seule depuis le référendum de 1995. Quinze représentations du Théâtre Parminou dans les cégeps, une quarantaine de conférences et de débats publics ainsi que des opérations d'affichage et de relations de presse sont organisées à la grandeur du Québec. Le MNQ met aussi en branle une série d'activités régionales de mobilisation des femmes souverainistes en collaboration avec le Regroupement des citoyennes pour la souveraineté et une campagne d'affichage dont le thème est Le Temps du fédéralisme est écoulé.

En juin 2000, afin de souligner l'entrée dans le nouveau millénaire, le MNQ coordonne des manifestations de la Fête nationale d'une ampleur sans précédent. Pour la première fois, les Québécoises et les Québécois fêtent ensemble, au même moment, grâce à la diffusion en direct sur écran géant, sur l'ensemble des sites régionaux, d'un extrait du spectacle des plaines d'Abraham. D'une seule voix, le Québec tout entier se lève pour dire : « Et si on se lançait des fleurs ! ».

Le Mouvement profite également du passage dans le nouveau millénaire pour créer la Médaille d'or. Remise une fois par décennie à une Québécoise et à un Québécois, cette médaille vise à souligner le travail de personnalités ayant suscité la fierté et la reconnaissance de l'ensemble du peuple québécois. Les premières médailles d'or ont ainsi été remises à Lise Payette et à Gilles Vigneault.

( haut ) Le temps des bilans
Le Mouvement crée en 2002 l'Institut de recherche sur le Québec - Centre René Lévesque. Ce dernier a pour mission de susciter, de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion touchant les enjeux actuels du développement du Québec.

« C'est d'abord avec des idées qu'on change le monde. Le nouvel Institut contribuera à la vitalité du débat démocratique en diffusant des travaux et en animant des débats entre les groupes et les individus qui s'intéressent au Québec et à son évolution comme nation. » (Louise Paquet, présidente du MNQ, 1998-2002)
Comme coup d'envoi, l'Institut lance un ouvrage intitulé Le Québec et la ZLÉA : un projet pour les Amériques. Sous la direction de Pierre Paquette, ce livre rassemble plusieurs textes sur les enjeux qu'implique la Zone de libre-échange des Amériques et vise à forcer un véritable débat public.

En 2005, en collaboration avec Terre en vues et la Société pour la diffusion de la culture autochtone, le MNQ met sur pied le Solstice des nations. Cet événement vise à créer un pont entre les festivités du peuple autochtone et du peuple québécois. Par cette initiative, le feu de joie de la Saint-Jean sur les plaines d'Abraham est allumé avec les braises du feu des célébrations de la Journée des peuples autochtones (21 juin). Symbolique et festif, le Solstice des nations vise à créer des rapprochements et renforcer les liens d'amitié entre les Québécois et les Autochtones du Québec.

Toujours actif en 2006, le MNQ met sur pied - de concert avec la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal et l'Office québécois de la langue française - les Francoquartiers. Liés aux Francofêtes, événement visant à célébrer la langue française et la francophonie à travers diverses activités, les Francoquartiers reprennent le même principe au sein même d'une petite communauté. C'est ainsi que les quartiers Rosemont et La Petite-Patrie accueillent cette initiative pour une deuxième année consécutive en étant l'hôte de différentes activités culturelles célébrant la langue française.

Depuis 60 ans, le MNQ poursuit sans relâche sa mission d'accompagnateur du peuple québécois en stimulant le sentiment d'appartenance à une langue, à une culture et à une histoire commune. Tantôt initiateur, tantôt mobilisateur, le Mouvement s'implique avec une énergie toujours renouvelée, dans différentes sphères de la société pour faire cheminer les Québécois et les Québécoises vers la réalisation d'un rêve collectif de solidarité et de souveraineté.

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